« Maman, pourquoi on meurt ? » « Papa, est-ce que mon hamster va au Paradis ? » « Pourquoi Lucas ne fait pas le Ramadan ? » « Si Allah peut tout faire, pourquoi Il laisse des gens avoir faim ? »

Ces questions vous font transpirer ? C'est normal. Mais sachez ceci : un enfant qui pose des questions sur l'Islam est un enfant dont la foi est en train de grandir. Les questions ne sont pas un danger — elles sont le signe que votre enfant réfléchit, qu'il cherche à comprendre, qu'il prend sa religion au sérieux.

Le danger, c'est de ne pas répondre. Ou de répondre par « tais-toi » ou « c'est comme ça ». Un enfant dont les questions sont rejetées ira chercher des réponses ailleurs — et vous ne contrôlerez pas la source.

Les 10 questions les plus fréquentes (et comment y répondre)

« C'est qui Allah ? On peut Le voir ? »

« Allah est Celui qui a tout créé — toi, moi, les étoiles, les océans, les animaux. On ne peut pas Le voir dans cette vie, parce que nos yeux ne sont pas assez forts pour ça. Mais on peut Le connaître par ce qu'Il a créé. Quand tu regardes le ciel la nuit et toutes ces étoiles, c'est Allah qui les a mises là. Et un jour, au Paradis, les croyants pourront voir Allah — et ce sera le plus beau moment de toute l'éternité. »

« Est-ce qu'Allah m'aime ? »

« Oui. Allah t'aime. Il t'a créé, Il t'a donné tes parents, Il t'a donné la vue, l'ouïe, un cœur qui bat. Chaque jour, Il te donne des milliers de cadeaux que tu ne vois même pas. Et quand tu fais quelque chose de bien — même petit, comme sourire à quelqu'un — Allah est content de toi. »

C'est peut-être la question la plus importante que votre enfant posera jamais. Répondez-y avec chaleur et conviction. Notre article L'amour d'Allah : en parler sans faire peur approfondit ce sujet essentiel.

« Pourquoi on meurt ? »

« Tout le monde meurt — c'est Allah qui l'a voulu comme ça. La vie sur terre, c'est un passage. C'est comme un voyage. Et après ce voyage, il y a un endroit bien meilleur qui attend les croyants : le Paradis. Là-bas, il n'y a plus de tristesse, plus de douleur, plus de séparation. On retrouve les gens qu'on aime. Et on est heureux pour toujours. »

Ne cachez pas la réalité de la mort. Les enfants ont besoin de comprendre que la vie a une fin — et que cette fin n'est pas une extinction, mais un passage.

« Pourquoi mes copains ne font pas le Ramadan / ne prient pas ? »

« Parce que ce sont des choses que les musulmans font. Tes copains ont peut-être d'autres traditions dans leur famille. Ce n'est pas mieux ou moins bien — c'est différent. Toi, tu as la chance de connaître l'Islam, et tes copains ont leurs propres richesses. L'important, c'est de se respecter les uns les autres. »

Pour aller plus loin sur le dialogue interreligieux, l'histoire de Issa est un excellent point de départ.

« Pourquoi Allah laisse des gens souffrir ? »

C'est la question la plus difficile. Répondez avec honnêteté : « C'est une question que même les adultes se posent. Ce qu'on sait, c'est qu'Allah est juste — toujours. Parfois, on ne comprend pas pourquoi des choses difficiles arrivent. Mais Allah voit des choses qu'on ne voit pas. Et Il a promis que chaque souffrance sera compensée — dans cette vie ou dans l'autre. Ce qui compte, c'est qu'on fasse notre part : aider ceux qui souffrent, être généreux, prier pour eux. »

« Est-ce que mon chat/hamster va au Paradis ? »

« Allah sait mieux. Ce qu'on sait, c'est qu'Allah est bon avec toutes Ses créatures. Les animaux ont leur propre relation avec Allah — le Coran dit que chaque être vivant Le glorifie à sa manière. On ne connaît pas tous les détails de ce qui se passe après pour eux, mais on sait qu'Allah ne fait jamais d'injustice à personne et à aucune créature. »

« Pourquoi il faut porter le voile ? » (pour les filles)

« Le voile, c'est quelque chose qu'Allah a demandé aux femmes musulmanes adultes. C'est un choix de foi, comme la prière. Toi, tu es encore jeune, tu n'as pas besoin de t'en inquiéter maintenant. Quand tu seras grande, tu pourras comprendre le sens profond de ce choix et décider comment tu veux le vivre. »

Ne forcez pas la réflexion sur le voile à 7 ans. L'important est que votre fille grandisse en aimant l'Islam — le voile viendra naturellement si la base est solide.

« Les non-musulmans vont en Enfer ? »

« Allah seul sait qui va au Paradis et qui n'y va pas. Ce n'est pas à nous de juger les gens. Ce qu'on sait, c'est qu'Allah est Le Plus Juste et Le Plus Miséricordieux. Il ne punit personne injustement. Notre travail à nous, c'est d'être les meilleurs musulmans possible et de traiter tout le monde avec respect et bonté. »

« Pourquoi on peut pas manger de porc ? »

« Allah nous a dit de ne pas en manger, et on obéit parce qu'on Lui fait confiance. Parfois on comprend les raisons, parfois non — mais on sait qu'Allah veut toujours le bien pour nous. C'est comme quand tes parents te disent de ne pas toucher au four : tu ne comprends pas forcément tout sur les brûlures, mais tu fais confiance. »

« C'est vrai tout ce qu'il y a dans le Coran ? »

« Oui. Le Coran est la parole d'Allah, et Allah dit toujours la vérité. Ce Livre n'a pas été écrit par un homme — il a été révélé par Allah au Prophète Muhammad ﷺ par l'ange Jibreel. Et depuis plus de 1400 ans, pas un seul mot n'a changé. C'est le seul Livre au monde dont on peut dire ça. »

🎧 Les réponses par l'histoire. Chaque question de votre enfant a un Prophète qui y répond. Pourquoi on souffre ? Écoutez Ayyoub. Comment pardonner ? Écoutez Youssouf. Est-ce qu'Allah protège ? Écoutez Ibrahim. Découvrir les histoires NEA KIDZ →

Les 3 règles d'or pour répondre

Règle 1 : Ne fuyez jamais une question. Même si elle vous met mal à l'aise. Même si vous ne connaissez pas la réponse. Dites « C'est une très bonne question. Laisse-moi réfléchir et on en reparle ce soir. » Puis cherchez la réponse.

Règle 2 : « Allah sait mieux » n'est pas une défaite. C'est une réponse légitime quand on ne sait pas. L'honnêteté intellectuelle est une valeur islamique. Un parent qui dit « je ne sais pas, cherchons ensemble » gagne plus de respect qu'un parent qui invente.

Règle 3 : Adaptez au niveau de l'enfant. Un enfant de 6 ans a besoin de 3 phrases. Un enfant de 9 ans peut encaisser une explication de 2 minutes. Allez au plus simple, puis approfondissez si l'enfant pose des questions de suivi.

Ce qu'il faut retenir

Les questions de votre enfant sont un cadeau. Elles vous disent qu'il réfléchit, qu'il grandit, qu'il prend sa foi au sérieux. Accueillez-les avec joie, répondez avec simplicité et honnêteté, et n'ayez pas peur de dire « Allah sait mieux » quand c'est le cas.

Pour le cadre complet, retrouvez notre guide de l'éducation islamique. Et pour les questions liées au Tawhid, consultez Enseigner le Tawhid aux enfants.

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