S'il y a une histoire parmi les Compagnons qui fait pleurer les adultes et serrer les poings des enfants, c'est celle de Bilal. Un esclave africain torturé pour sa foi, qui n'avait qu'un seul mot à la bouche — « Ahad, Ahad » (Un, Un) — et qui est devenu la voix la plus célèbre de l'Islam.
Le récit adapté aux 6-9 ans
Un esclave qui découvre la vérité
« Bilal ibn Rabah était un esclave. Il appartenait à Oumayya ibn Khalaf, l'un des chefs les plus cruels de La Mecque. Bilal était noir, pauvre, sans aucun droit. Dans la société mecquoise, il n'était personne.
Mais quand Bilal a entendu parler de l'Islam — qu'il n'y a qu'un seul Dieu, qu'Allah a créé tous les hommes égaux, que la couleur de peau ne rend personne supérieur — son cœur s'est illuminé. C'était la vérité qu'il attendait. Il est devenu musulman. »
Ahad, Ahad
« Quand son maître l'a découvert, il est entré dans une rage folle. Comment un esclave osait-il avoir sa propre religion ? Il a décidé de le torturer pour le forcer à renoncer.
Chaque jour, sous le soleil brûlant du désert, Oumayya faisait coucher Bilal sur le sable bouillant. Puis il posait un énorme rocher sur sa poitrine — si lourd que Bilal pouvait à peine respirer. Et il lui disait : "Renonce à ton Dieu. Dis que nos idoles sont des dieux. Et je te libère."
Bilal, le visage brûlé par le sable, écrasé par la pierre, suffoquant sous le soleil — Bilal n'a pas cédé. À chaque demande, il répondait un seul mot : "Ahad." Un. Allah est Un. "Ahad, Ahad." Encore et encore.
Les autres Mecquois venaient regarder. Certains riaient. Certains étaient gênés. Mais Bilal continuait : "Ahad." Un seul mot. Mais ce mot portait toute sa foi, tout son courage, toute sa dignité. »
La libération
« Abu Bakr a entendu parler de la torture de Bilal. Il est allé voir Oumayya et lui a acheté sa liberté — il a payé un prix exorbitant. Quand Bilal s'est relevé, libre, il a regardé Abu Bakr avec des larmes dans les yeux.
Le Prophète ﷺ a accueilli Bilal comme un frère. Et quand l'Islam a grandi et que les musulmans ont construit leur première mosquée à Médine, le Prophète ﷺ a cherché quelqu'un pour appeler les gens à la prière. Qui avait la plus belle voix ? Qui avait la foi la plus forte ? Bilal.
Bilal est monté sur le toit de la mosquée et a lancé le premier adhan de l'histoire : "Allahou Akbar, Allahou Akbar..." L'esclave torturé était devenu la voix de l'Islam. Celui que personne ne regardait était devenu celui que tout le monde écoutait. »
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Les leçons à transmettre
La dignité n'a pas de couleur. Bilal était noir dans une société qui méprisait les noirs. L'Islam a dit : la seule chose qui distingue les gens, c'est leur piété. Bilal, l'ancien esclave, avait plus de valeur auprès d'Allah que tous les chefs de Quraysh réunis.
La foi donne une force surhumaine. Comment un homme écrasé par un rocher peut-il résister ? Par la foi. Bilal n'avait ni arme, ni argent, ni alliés. Il avait « Ahad » — et ça suffisait.
Le Tawhid est le cœur de tout. « Ahad » signifie « Un ». C'est le Tawhid résumé en un mot. Bilal ne défendait pas juste sa religion — il défendait la vérité la plus fondamentale qui existe : Allah est Un.
Ce qu'il faut retenir
Bilal est le modèle de la résistance, de la dignité et de l'égalité. Son histoire est celle de l'Islam à son meilleur : une foi qui élève les opprimés et qui juge les gens par leur cœur, pas par leur apparence.
Pour découvrir les jeunes héros de l'Islam, lisez Les enfants Compagnons du Prophète. Pour le cadre complet, retrouvez Compagnons et Héroïnes.
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